Facteurs de risque d’hypertension artérielle – liés au mode de vie et aux influences environnementales

L'hypertension artérielle constante porte plusieurs noms en médecine : hypertension, hypertension artérielle, hypertension essentielle. La maladie peut causer des lésions aux reins, au cœur et aux vaisseaux sanguins, provoquer des accidents vasculaires cérébraux, des crises cardiaques, des saignements dus à un ulcère de l'estomac et d'autres conséquences graves. Afin de prévenir des conditions de santé dangereuses, il est nécessaire de prendre des mesures rapides pour prévenir la maladie et de connaître les facteurs de risque qui augmentent considérablement le risque de développer une hypertension.

Indicateurs de pression artérielle de l'hypertension

Qu’est-ce que l’hypertension artérielle ?

Il s'agit d'une pathologie chronique qui se développe à la suite d'un dysfonctionnement de la régulation vasculaire, des mécanismes rénaux et neurohumoraux. L'hypertension (HTN) est une maladie dangereuse du corps dans laquelle il y a une augmentation persistante de la pression artérielle (TA) à des niveaux supérieurs à 140/90 mmHg. Art. chez les patients qui ne prennent pas de médicaments antihypertenseurs.

L'hypertension artérielle est responsable d'environ 40 % de toutes les maladies cardiovasculaires. La maladie survient plus fréquemment chez les hommes que chez les femmes. Le risque de développer une pathologie augmente avec l’âge chez les deux sexes. L'hypertension artérielle est principalement diagnostiquée chez les patients après l'âge de 40 ans, mais récemment, la maladie est de plus en plus observée chez les adolescents et les jeunes adultes.

Phases de maux de tête

L'hypertension est une pathologie chronique qui comporte trois stades de développement. Chez un adulte, la tension artérielle optimale est de 120/80 mmHg. Art. Un léger écart par rapport à ces indicateurs jusqu'à 139/89 mm Hg. Art. Art. s'applique également à la norme. Des nombres plus élevés sont considérés comme une pathologie dans la pratique médicale. Le diagnostic d'« hypertension » est posé lorsque des indicateurs supérieurs à 140/90 sont mesurés à plusieurs reprises dans diverses maladies.

L'hypertension de stade 1 se caractérise par des changements brusques de pression. Cela indique déjà un processus pathologique dans le corps. La maladie est presque toujours asymptomatique à ses débuts. Le patient ne prête pas attention à certains signes d'hypertension, ce qui explique le pourcentage élevé de demandes tardives d'aide qualifiée. Symptômes de l’hypertension de stade 1 :

  • Indicateurs de tension artérielle : de 140/90 à 159/99 mm Hg. Art.;
  • Mal de tête;
  • Confusion;
  • performance mentale réduite;
  • dyspnée;
  • tachycardie;
  • gonflement accru;
  • accumulation de liquide dans le corps;
  • Modification de la quantité et de la couleur de l'urine.

L'hypertension de deuxième stade est une hypertension artérielle qui se présente sous une forme modérée. À ce stade de la maladie, des périodes d’hypertension artérielle plus longues sont observées qu’au début. Dans l’hypertension de stade 2, la pression artérielle revient rarement à la normale. État du patient :

  • Indicateurs de tension artérielle : de 160/109 à 179/109 mm Hg. Art. Art.;
  • trouble du sommeil;
  • problèmes au niveau du cœur;
  • insuffisance cardiaque;
  • problèmes de mémoire et de vision;
  • irritabilité constante;
  • Vertiges;
  • acouphènes;
  • douleur douloureuse à l'arrière de la tête;
  • vaisseaux oculaires dilatés;
  • La peau du visage est hyperémique ;
  • Gonflement du visage, des mains.

L'hypertension de troisième stade est une forme grave de la maladie. Elle se caractérise par le fait que le patient a des antécédents d'infarctus du myocarde, d'accident vasculaire cérébral et d'autres maladies graves. Une guérison complète de l'hypertension artérielle à ce stade n'est possible que dans de très rares cas, si l'hypertension artérielle ne dure que peu de temps ou survient secondairement. Clinique d'hypertension sévère :

  • Indicateurs de tension artérielle : à partir de 180/110 mm Hg. Art. et au-dessus ;
  • hypertrophie ventriculaire gauche;
  • hypertrophie du septum interventriculaire;
  • coordination altérée des mouvements;
  • encéphalopathie;
  • infarctus ischémiques ou hémorragiques ;
  • diverses lésions rénales;
  • déficience visuelle persistante;
  • crises hypertensives prolongées;
  • Paralysie et parésie dues à des troubles circulatoires cérébraux ;
  • Limitation de la capacité de se déplacer de manière autonome et de prendre soin de soi.

Facteurs de risque d'hypertension artérielle

Le développement, la progression et les complications de l'hypertension artérielle sont directement liés à la présence de facteurs de risque de survenue de ce processus pathologique. L’hypertension artérielle est le résultat d’une interaction complexe de causes internes (endogènes) et externes (exogènes). L'apparition d'une pathologie est facilitée par des caractéristiques acquises et congénitales du corps qui affaiblissent sa résistance aux conditions extérieures défavorables.

Les facteurs de risque de développement de l'hypertension artérielle sont classés selon deux indicateurs : modifiables et non modifiables. Les premiers dépendent des choix d’une personne et de son mode de vie. Ceux-ci incluent :

  • mauvaises habitudes;
  • l'inactivité physique;
  • Fumée;
  • boire de l'alcool;
  • l'obésité et autres.

Les facteurs de risque immuables d'hypertension artérielle sont ceux sur lesquels l'homme ne peut pas influencer : l'hérédité et la physiologie (sexe, âge). Dans de nombreux cas, l’hypertension artérielle est une maladie génétiquement transmissible. Si l’un de vos proches souffre d’hypertension artérielle, il y a de fortes chances que la prochaine génération soit touchée par la maladie. Quant aux facteurs physiologiques, selon les statistiques, les hommes d'âge moyen sont plus sensibles à la maladie. Cela s'explique par le fait que le corps féminin produit des œstrogènes, des hormones qui remplissent une fonction protectrice.

Endogène

Les facteurs de risque intrinsèques d’hypertension artérielle comprennent la présence de maladies ou d’affections provoquant une hypertension artérielle. Parmi eux :

  • diabète sucré;
  • artériosclérose des artères coronaires;
  • augmentation de la viscosité du sang;
  • trouble métabolique;
  • maladie rénale (pyélonéphrite, néphrite, glomérulonéphrite);
  • augmentation de la concentration de sodium ou de calcium dans le sang ;
  • l'effet de l'adrénaline pendant le stress ;
  • Dyslipidémie (trouble du métabolisme des graisses) ;
  • augmentation de la teneur en acide urique;
  • dystonie neurocirculatoire;
  • Grossesse;
  • Ménopause.

Lié au mode de vie et aux influences environnementales

Les facteurs de risque exogènes d'hypertension sont liés au mode de vie du patient. Le nombre de causes acquises qui peuvent être traitées avec succès est considérable, mais chaque point peut être facilement ajusté si une personne le souhaite. Les principaux facteurs de risque exogènes d’hypertension artérielle :

  • Activité physique insuffisante. Le travail constant au bureau, les déplacements exclusivement en véhicule, le manque de temps pour se rendre à la salle de sport entraînent un affaiblissement du système respiratoire, une altération de la fonction musculaire et une détérioration de la circulation sanguine. Tous ces facteurs entraînent une augmentation de la pression artérielle.
  • Consommation de sel incontrôlée. En grande quantité, le chlorure de sodium provoque la soif et retarde l'excrétion des liquides du corps. L'eau provoque une augmentation du volume sanguin en circulation, ce qui entraîne des contractions myocardiques plus fréquentes, entraînant une augmentation de la pression artérielle. La consommation de sel de table ne dépasse pas 5 g/jour.
  • Carence en magnésium et/ou potassium. L'organisme a besoin de ces microéléments pour le bon fonctionnement des vaisseaux sanguins et du muscle cardiaque. En cas de carence, il existe un risque de développer une hypertension artérielle.

Diagnostic

L'hypertension est déterminée par diverses méthodes : la pression artérielle est mesurée plusieurs fois à l'aide d'un tonomètre et d'un phonendoscope, le tableau clinique de la maladie est étudié, des études cliniques, physiques et instrumentales sont prescrites. Principales approches diagnostiques :

  • Test sanguin biochimique. La teneur en lipoprotéines de haute/basse densité et en cholestérol est enregistrée et la teneur en sucre est déterminée. Ces indicateurs sont importants pour déterminer la cause de l’hypertension artérielle.
  • ECG. Un électrocardiogramme est depuis longtemps un assistant fiable pour diagnostiquer l'hypertension artérielle. Un ECG révèle des interruptions du travail du cœur, détermine la présence d'une angine de poitrine et fournit des données sur le déplacement du cœur par rapport à l'axe électrique et l'état du myocarde.
  • Échographie du coeur. Les principaux vaisseaux (artères carotides) menant au cerveau sont éclairés pour détecter les plaques d'athérosclérose, évaluer l'état des parois vasculaires et le risque d'accident vasculaire cérébral.
  • Artériographie. Procédure aux rayons X pour examiner les parois des artères et leur lumière.
  • Dopplerographie. Procédure échographique pour diagnostiquer le flux sanguin dans les veines, les artères et les vaisseaux.
  • Échographie des reins. Aide à identifier les grosses tumeurs des glandes surrénales et les lésions du tissu rénal conduisant à l'apparition d'une hypertension rénoparenchymateuse.
  • Échographie de la thyroïde. Aide à identifier ou à exclure l'influence de la glande thyroïde sur le développement de l'hypertension artérielle chez un patient.

Traitement

Le traitement de l’hypertension artérielle dépend de la cause de la maladie. La première chose que le patient doit faire est d’exclure tous les risques associés à l’hypertension artérielle. Ensuite, la pharmacothérapie est utilisée en association avec des méthodes non médicamenteuses : respect d'un régime anti-cholestérol, activité physique, arrêt du tabac et consommation de boissons alcoolisées. Le traitement médicamenteux s'effectue selon différents schémas :

  • Les patients présentant un risque faible à modéré de développer une hypertension artérielle se voient prescrire des médicaments pour abaisser leur tension artérielle.
  • Les patients présentant un risque élevé de maladie cardiovasculaire se voient prescrire deux médicaments ou plus à des doses individuelles.

Le choix du médicament et de la posologie est effectué par le médecin en tenant compte de l'âge du patient, des maladies concomitantes et des facteurs de risque. Plusieurs groupes de médicaments sont utilisés pour traiter l’hypertension artérielle :

  • Diurétiques thiazidiques. Ils inhibent l'absorption des chlorures et du sodium dans les tubules rénaux, de sorte qu'ils ne pénètrent pas dans le sang mais sont excrétés par l'urine.
  • Bloqueurs des canaux calciques. Ils réduisent l'absorption du calcium, ce qui réduit la charge sur le myocarde et abaisse la tension artérielle.
  • Inhibiteurs de l'ECA. Ils réduisent la concentration de l'hormone angiotensine dans le sang, qui a la capacité de rétrécir la lumière des vaisseaux sanguins, ce qui augmente la pression artérielle.
  • Antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II. Abaisse la tension artérielle au premier stade de l’hypertension.
  • Bêta-bloquants. Ils détendent les parois vasculaires, ce qui entraîne une amélioration de la circulation sanguine et une normalisation de la pression artérielle.
  • Agonistes alpha-2 centraux. La fréquence cardiaque est réduite, ce qui se traduit par une diminution de la pression artérielle.
  • Vasodilatateurs directs. Détend les muscles lisses des artérioles, entraînant une réduction de la pression artérielle.
  • Inhibiteurs de la rénine. Ils favorisent la dilatation des artères et inhibent l’activité de la rénine, une enzyme aux effets vasoconstricteurs.